Le conseil de
la semaine d’Alain Trudel
L’élan arrière =

Nous entrons maintenant dans l’acquisition d’habiletés plus complexes car il nous exige de les réaliser en mouvement. Il faut prendre pour acquis que les petits détails de base telles que la posture, la prise, la position de la balle et l’alignement sont maîtrisés.
L’objectif de l’élan arrière est de créer le plus de tension musculaire possible afin que la réaction de l’élan descendant ou l’effet de ressort soit le plus grand possible. Afin de réussir ceci, nous aurons besoin d’une plate-forme solide.
Le jeu de nos pieds sera donc
important pour stabiliser notre élan.
Durant l’élan arrière, nos pieds resteront bien encrés au sol,
principalement le pied droit, par la suite nous roulerons le pied droit vers
l’intérieur durant la phase de transition pour finir en équilibre avec la
majorité du poids sur notre talon gauche et le pied droit en appui sur les
orteils.
Le pivot de nos hanches nous
aidera à stabiliser cette plate-forme, c'est-à-dire qu’il y aura un pivot vers
l’arrière mais limité par le fait que la jambe droite
restera dans sa flexion et à sa même position, ce qui nous permettra de tourner
un certain nombre de degrés vers l’arrière mais de manière assez restrictive.
Du au
fait que nous avons deux jambes, nous aurons deux axes latéraux à notre
élan. La première passera à travers mon
corps de ma clavicule droite jusqu’à l’intérieur de mon genou droit et l’axe
avant sera situé de ma clavicule gauche jusqu’à l’intérieur de mon genou gauche

Votre élan arrière sera complété lorsque votre épaule gauche se retrouvera au-dessus de votre genou droit en restant à l’intérieur de votre axe; il y a cependant le facteur flexibilité à tenir compte.


La transition de l’élan =
L’amorce de l’élan descendant se fait par le genou gauche et par la suite la hanche gauche pour nous aider à ramener notre poids sur l’axe avant ; c’est ce que les gens appellent le fameux transfert de poids.
Bref, il y a un retour du poids de l’axe arrière (intérieur de la jambe droite) vers l’axe avant.
On remarque qu’il y a une séparation du bas du corps et du haut du corps. Il faut avoir l’impression comme le frappeur au baseball que le bas de notre corps se dirige vers le lanceur alors que le haut du corps reste à sa position une fraction de seconde. Nous aurons alors le temps de synchroniser le retour sur l’axe avant et par le fait même sur la balle.
Cette transition s’amorce avant que les bras descendent et nous permettra de créer l’effet de «lag» que l’on peut créer lorsque vous jouez avec une branche d’arbre pour imiter un fouet (bruit).
L’élan descendant =
Le but de cette phase de l’élan est de créer la force centrifuge la plus grande possible tout en restant en équilibre afin de bien centrer l’impact que nous aurons. La jambe gauche deviendra droite afin d’accepter une rotation rapide du tronc. À l’impact, les hanches seront tournées afin de laisser place au passage des bras.
On peut également voir que la flexion du tronc demeure constante
jusqu’à l’impact afin de mieux centraliser la rencontre de la balle et du
bâton, priorité numéro un d’un golfeur qui désire être constant.